À l’approche de la présidentielle du 28 décembre 2025, les autorités guinéennes déploient un plan de sécurité renforcé pour garantir la sécurité des électeurs et la transparence du processus électoral. Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a annoncé qu’un total de 11 626 policiers seront mobilisés sur l’ensemble du territoire national afin d’assurer le bon déroulement du scrutin, de l’ouverture des bureaux de vote à la proclamation des résultats.
Le Contrôleur Général de la Police, Lanceï Camara, a détaillé les mesures prises pour sécuriser l’élection lors d’une conférence de presse. Selon lui, ces agents de sécurité seront répartis sur l’ensemble du pays, avec pour mission de prévenir tout acte de violence ou de perturbation. Ils seront présents tout au long du processus électoral, afin de garantir que le scrutin se déroule sans incidents.
« L’objectif est de garantir un environnement paisible, où chaque citoyen pourra exercer son droit de vote en toute tranquillité, sans crainte d’intimidation ou de violences », a déclaré le Contrôleur Général de la Police. Le plan de sécurité prévoit également des dispositifs pour protéger les lieux de vote, assurer la surveillance des résultats et prévenir toute forme de fraude.
La capitale, Conakry, verra la majorité des policiers déployés, avec 7 878 agents affectés pour sécuriser les sites de vote et les zones sensibles de la ville. En raison de l’importance stratégique de Conakry, ces mesures visent à protéger les zones les plus exposées aux risques de violence, notamment les centres de comptage des voix et les bureaux de vote.
En parallèle, plusieurs régions du pays recevront également des renforts significatifs. Ainsi, 1 332 policiers seront envoyés à Kindia, 606 à Boké, 183 à Mamou, 233 à Labé, 229 à Faranah, 688 à Kankan, et 477 à N’Zérékoré. Chaque zone bénéficiera d’un soutien adapté en fonction de ses besoins spécifiques, notamment dans les zones rurales où les risques de perturbation pourraient être plus élevés.
Le dispositif de sécurité ne se limitera pas à la journée de vote. Il sera maintenu pendant toute la période électorale, y compris durant la collecte des résultats et leur centralisation. Cette approche vise à garantir que le processus, de l’ouverture des bureaux de vote à la publication des résultats, soit effectué de manière ordonnée et transparente, dans le respect des normes démocratiques.
Les policiers seront également formés pour intervenir rapidement en cas d’incidents, tout en s’assurant que les forces de sécurité respectent les droits des électeurs et les principes de neutralité et d’impartialité.

Le déploiement de cette force de sécurité d’envergure témoigne de l’importance de cette élection pour la stabilité politique et démocratique de la Guinée. Les autorités espèrent que ces mesures permettront de créer un climat de confiance parmi les électeurs, renforçant ainsi la transparence et la crédibilité des résultats.
« L’objectif est d’offrir un cadre sécurisé qui permettra aux Guinéens de participer sereinement au processus électoral, sans crainte pour leur sécurité », a ajouté le responsable de la sécurité publique.
À travers ce déploiement massif de policiers, le gouvernement guinéen cherche à assurer une élection sans heurts, où chaque citoyen pourra voter en toute confiance. Le dispositif mis en place est conçu pour répondre aux défis de sécurité et garantir un scrutin transparent et équitable. À quelques mois de l’élection, les autorités semblent prêtes à relever ce défi crucial pour l’avenir démocratique du pays.
Fatima Bah pour Bantignel.com


