15 avril 2026
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Réforme universitaire : le pari de l’impact et de la rigueur pour 2026

La transformation de l’enseignement supérieur guinéen s’annonce comme l’un des chantiers majeurs des prochaines années. 

À travers une vision projetée pour 2026, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dre Diaka Sidibé, entend impulser une nouvelle dynamique, fondée sur l’efficacité, la professionnalisation et une meilleure gouvernance des institutions.

Au cœur de cette réforme, la volonté de rendre la recherche plus utile et plus connectée aux besoins du pays. « En 2026, la recherche devient opérationnelle et directement utile au développement du pays », a déclaré la ministre. Pour y parvenir, un Programme de recherche à impact pour la Guinée (PRIG 2026-2028) sera lancé dès avril, avec des appels à projets ciblant des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la santé, l’énergie, l’environnement et la transformation minière. En parallèle, le programme UNIV’Lab est annoncé pour moderniser les laboratoires et renforcer les capacités techniques des centres de recherche.

La valorisation des travaux scientifiques constitue également un axe important de cette vision. Le ministère prévoit l’organisation d’une Semaine nationale de la recherche et de l’innovation, accompagnée d’un prix annuel. 

« Nous voulons valoriser et diffuser les résultats scientifiques », a souligné Dre Sidibé, évoquant aussi le renforcement des revues scientifiques nationales ainsi que de la Cité des sciences et de l’innovation, appelée à jouer un rôle plus visible dans la promotion du savoir.

Sur le front de l’employabilité, la ministre met en avant une série de mesures destinées à rapprocher l’université du marché du travail. « Nous mettons en place une cartographie nationale des compétences et des besoins métiers », a-t-elle indiqué.

Ce dispositif sera complété par la généralisation des stages, le développement de pôles d’innovation et l’introduction de modules d’entrepreneuriat. L’objectif est de former des diplômés mieux armés pour s’insérer dans la vie active.

Enfin, la réforme s’accompagne d’un renforcement du cadre de gestion des institutions. Chaque établissement sera désormais lié au ministère par un contrat de performance intégrant des indicateurs précis, des audits réguliers et des missions d’inspection.

 La plateforme numérique Walissé, récemment lancée, doit permettre un suivi plus rigoureux des politiques engagées. « Chaque investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique produira un impact concret et durable », a insisté la ministre.

Avec cette feuille de route, Dre Diaka Sidibé pose les bases d’un système universitaire plus exigeant, tourné vers les résultats et en phase avec les priorités de développement du pays.

Fatima Bah

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