Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a animé ce samedi 15 novembre à Paris un meeting qui a réuni près de 2 000 compatriotes. L’événement, organisé par le Bureau fédéral UFDG de France, a enregistré la participation de militants et de responsables du parti venus « de toutes les provinces françaises », ainsi que de délégations « de l’ensemble des fédérations d’Europe », a-t-il indiqué via sa page Facebook.
Saluant l’organisation et la forte mobilisation, Diallo a déclaré : « J’ai félicité le Bureau Fédéral de France pour l’organisation réussie du meeting et remercié tous les militants et responsables du parti de France et d’Europe qui ont contribué à cette réussite, qui honore à plus d’un titre l’UFDG et son président ».

Dans un ton grave, il a rendu hommage aux victimes des violences imputées au CNRD : « J’ai rendu hommage aux nombreuses victimes innocentes de la folie liberticide du CNRD, notamment les victimes des disparitions forcées, de la répression sanglante des manifestations pacifiques, de tortures et de morts suspectes en détention, de kidnappings nocturnes suivis de bastonnades, ainsi que de poursuites judiciaires fantaisistes et de détentions arbitraires ».
Cellou Dalein Diallo a dénoncé une mauvaise gouvernance systémique de la junte, accusée de détourner les ressources publiques et d’enrichir impunément ses membres au lieu d’améliorer les conditions de vie des populations. Il a notamment cité :

« le refus de publier les conventions signées avec les compagnies minières partenaires de la Guinée dans le projet Simandou, en violation du Code minier et des dispositions de l’ITIE » ;
« la disparition (selon le CNT) des 99 millions USD versés par Baowu Steel comme ticket d’entrée dans le projet Simandou » ;
la mauvaise gestion des établissements publics et régies financières, dont les ressources sont parfois utilisées « pour financer les manifestations organisées pour la promotion de la candidature de Mamadi Doumbouya ou pour l’achat de conscience des leaders d’opinion ».
« les arriérés accumulés par l’EDG à l’égard des sociétés de gestion des barrages de Kaléta et de Souapiti, qui ont atteint en 2025 (selon le CNT) l’équivalent de 1,392 milliard de dollars » ;
« le non-paiement par l’ARPT des 108 milliards de GNF dus au Trésor public ».
Le président de l’UFDG a confirmé que son parti ne participera pas au scrutin prévu le 28 décembre 2025 : « J’ai ensuite réaffirmé solennellement que l’UFDG ne s’associera pas, ni directement ni indirectement en soutenant un candidat, à la mascarade électorale prévue le 28 décembre 2025. Parce que ce qui se prépare n’est pas une élection ».
Selon lui : « une élection organisée par une administration militaire, des délégations spéciales nommées, une justice alignée, n’est pas une élection. C’est une mise en scène, un habillage juridique destiné à légitimer la confiscation du pouvoir et à transformer un parjure en triomphe ».
Pour restaurer la démocratie et mettre fin à la crise politique et économique, Diallo appelle à la mobilisation des Guinéens : « Pour mettre fin à cette mauvaise gouvernance économique et politique et restaurer la démocratie et les libertés, il n’y a qu’une voie : le départ de la junte. Pour ce faire, les Guinéens doivent être rassemblés et mobilisés autour des valeurs partagées que sont la liberté, la justice et la démocratie, en se donnant les moyens de cette noble et exaltante lutte. À cet égard, les patriotes guinéens peuvent compter sur l’UFDG et ses militants ».
Fatima Bah pour Bantignel.com


