24 février 2026
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Coopération internationale : le gouvernement assume un accord de 2018 tout en réclamant le respect de la dignité des Guinéens

Le gouvernement guinéen a réaffirmé son attachement au principe de continuité de l’État, tout en exprimant des réserves sur un accord signé en 2018 par l’équipe précédente. Face aux préoccupations sanitaires soulevées par des compatriotes, les autorités annoncent l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les responsabilités et d’assainir la coopération concernée.

S’exprimant sur le sujet, un haut responsable gouvernemental a reconnu que l’accord en question engage pleinement l’État guinéen, en vertu de la continuité institutionnelle. « C’est l’accord-là qui engage le gouvernement parce que c’est signé par un gouvernement qui était là avant nous. C’est la continuité », a-t-il déclaré.

Toutefois, il a tenu à préciser que l’actuelle équipe n’aurait pas souscrit à ce texte si elle avait été en place à l’époque. « Mais si nous, nous étions là, nous ne l’aurions pas signé. Nous ne l’aurions pas signé. Mais ça a été signé en 2018, avant nous. Nous endossons les conséquences », a-t-il insisté, assumant ainsi les implications juridiques et politiques de cet engagement.

Préoccupations sanitaires et appel à la vigilance

Au-delà de l’aspect institutionnel, les autorités mettent en avant des préoccupations d’ordre sanitaire. Selon le responsable, des compatriotes auraient signalé des problèmes de santé préoccupants en lien avec l’application de cet accord.

« Nous tenons à ce que la dignité des Guinéens soit respectée. Aujourd’hui, nous avons une réaction de nos compatriotes qui viennent et qui nous donnent des informations selon lesquelles ils sont très malades », a-t-il confié.

Ces révélations ont conduit le gouvernement à adopter une posture plus ferme, sans pour autant remettre en cause le principe de la coopération internationale.

Préserver la coopération, éliminer les aspects « toxiques »

Le gouvernement affirme vouloir maintenir les volets bénéfiques de la collaboration tout en supprimant les éléments jugés nuisibles. « Nous tenons à la partie positive de notre coopération. Et ensemble, nous devons nous battre pour que la partie toxique de notre coopération soit totalement enlevée, pour que cette coopération continue avec nous », a-t-il expliqué.

Dans cette dynamique, une enquête sera menée afin de faire toute la lumière sur les allégations et d’en tirer les enseignements nécessaires. « C’est dans ce cadre-là que je vous ai invités à venir. Et comme ça, nous allons travailler ensemble pour faire cette enquête et tirer les leçons », a conclu le responsable.

Cette sortie médiatique traduit la volonté des autorités de conjuguer responsabilité institutionnelle, transparence et défense des intérêts des citoyens, dans un contexte où la question de la souveraineté et de la protection des populations reste au cœur du débat public.

Fatima Bah

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