La quiétude du district de Doghol, dans la préfecture de Labé, a été brutalement rompue mardi dernier par un drame qui continue de susciter émoi et incompréhension. Une femme âgée de 30 ans a trouvé la mort après avoir été atteinte par un tir d’arme à feu, dans des circonstances décrites comme accidentelles.
Selon les éléments recueillis auprès de sources locales, la victime s’était rendue dans un verger de la localité pour y cueillir des oranges. Au même moment, le propriétaire du jardin, armé de son fusil, surveillait ses cultures. La présence récurrente de singes dans cette zone agricole l’aurait conduit à croire qu’un animal se trouvait dans l’arbre. C’est dans cette confusion qu’un coup de feu a été tiré, atteignant mortellement la jeune femme.
Des témoins rapportent que l’auteur présumé du tir aurait immédiatement alerté les riverains après avoir constaté la gravité de la situation. Informées, les autorités administratives ont saisi les services de la gendarmerie, qui se sont rendus sur les lieux pour effectuer les constatations d’usage et ouvrir une enquête.
Le corps de la victime a été remis à sa famille pour les obsèques, dans une atmosphère de vive émotion. Bien que des sources locales évoquent un geste de pardon de la part des proches de la défunte, la procédure judiciaire suit son cours normal. Le mis en cause demeure entre les mains des autorités compétentes, en attendant les conclusions de l’enquête.
Au-delà du drame humain, cet événement relance le débat sur la détention et l’usage des armes à feu en milieu rural, ainsi que sur les précautions indispensables pour prévenir de telles tragédies.
Fatima Bah


