
Pour Tamba Robert Millimono, censeur dans une école privée de la capitale, ces réajustements tarifaires s’expliquent avant tout par les difficultés financières rencontrées par certains établissements.
« Tout dépend du type d’école. Certaines peinent à équilibrer leurs finances. Lors de la planification budgétaire, elles constatent qu’il devient difficile de couvrir l’ensemble de leurs dépenses, ce qui les oblige à revoir les frais de scolarité », explique-t-il.

Il précise par ailleurs que plusieurs initiatives ont été mises en place pour améliorer la qualité de l’enseignement.
« Nous avons récemment ouvert une bibliothèque numérique et une salle informatique gratuites pour les élèves. Ces infrastructures sont bénéfiques, mais elles représentent aussi un coût supplémentaire pour l’école », ajoute-t-il.

De son côté, Julien Laouré Kamano, fondateur d’un autre établissement privé, parle d’une augmentation raisonnable et justifiée.
« Nous avons maintenu les mêmes tarifs entre 2024 et 2025. Ce n’est que cette année qu’une légère hausse de 30 000 francs guinéens sur les mensualités a été décidée », indique-t-il.
Selon lui, cette mesure vise principalement à améliorer les conditions de vie des enseignants.
« Il serait injuste qu’ils perçoivent le même salaire chaque année alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter », justifie-t-il.
Malgré ces explications, de nombreux parents d’élèves continuent de dénoncer l’absence d’un cadre clair régissant la fixation des frais dans les écoles privées. Ils appellent les autorités compétentes à instaurer une réglementation plus stricte pour éviter les dérives et garantir une éducation accessible à toutes les familles.
Fatima Bah pour Bantignel.com

