1 mars 2026
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Hausse contestée des frais de scolarité : les établissements privés se justifient.

Pour Tamba Robert Millimono, censeur dans une école privée de la capitale, ces réajustements tarifaires s’expliquent avant tout par les difficultés financières rencontrées par certains établissements.

« Tout dépend du type d’école. Certaines peinent à équilibrer leurs finances. Lors de la planification budgétaire, elles constatent qu’il devient difficile de couvrir l’ensemble de leurs dépenses, ce qui les oblige à revoir les frais de scolarité », explique-t-il.

Il précise par ailleurs que plusieurs initiatives ont été mises en place pour améliorer la qualité de l’enseignement.

« Nous avons récemment ouvert une bibliothèque numérique et une salle informatique gratuites pour les élèves. Ces infrastructures sont bénéfiques, mais elles représentent aussi un coût supplémentaire pour l’école », ajoute-t-il.

De son côté, Julien Laouré Kamano, fondateur d’un autre établissement privé, parle d’une augmentation raisonnable et justifiée.

 « Nous avons maintenu les mêmes tarifs entre 2024 et 2025. Ce n’est que cette année qu’une légère hausse de 30 000 francs guinéens sur les mensualités a été décidée », indique-t-il.

Selon lui, cette mesure vise principalement à améliorer les conditions de vie des enseignants.

« Il serait injuste qu’ils perçoivent le même salaire chaque année alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter », justifie-t-il.

Malgré ces explications, de nombreux parents d’élèves continuent de dénoncer l’absence d’un cadre clair régissant la fixation des frais dans les écoles privées. Ils appellent les autorités compétentes à instaurer une réglementation plus stricte pour éviter les dérives et garantir une éducation accessible à toutes les familles.

Fatima Bah pour Bantignel.com

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