La publication de la nouvelle équipe gouvernementale par le président de la République, Mamadi Doumbouya, continue d’alimenter les débats. Rendue publique le lundi 26 janvier 2027 à travers un décret diffusé à la télévision nationale, cette refonte de l’Exécutif se traduit par un recentrage autour de 29 ministères, contre 32 dans la précédente configuration. Une décision présentée comme un effort de rationalisation de l’action publique et de maîtrise des dépenses de l’État.
Invité de l’émission Autour de la République sur Parlement TV, le professeur Amadou Bano Barry, ancien ministre de l’Éducation nationale, a livré une analyse largement favorable de cette nouvelle architecture institutionnelle.
Appréciant le travail réalisé, l’universitaire n’a pas caché sa satisfaction. « Le document est bien construit. Peu importe qui l’a rédigé, l’essentiel est qu’il ait été validé au plus haut niveau. On y retrouve des propositions que nous défendions depuis longtemps », a-t-il déclaré, saluant la cohérence d’ensemble de la réforme.
Revenant sur le secteur éducatif, Amadou Bano Barry a rappelé les recommandations formulées lors de son passage au sein de la commission de réflexion sur l’éducation. Selon lui, la nouvelle configuration répond enfin à ces attentes. « Nous avions proposé une meilleure organisation du ministère de l’Éducation, soit à travers une tutelle unique avec des déclinaisons, soit par une séparation claire entre l’enseignement supérieur et les cycles pré-universitaires. Aujourd’hui, cette orientation est prise, et il faut le reconnaître », a-t-il insisté.
L’ancien ministre a également porté un regard positif sur les fusions opérées entre certains départements. À ses yeux, ces regroupements sont non seulement logiques, mais aussi économiquement pertinents.

« Les rapprochements effectués renforcent la cohérence de l’action gouvernementale et contribuent à réduire les charges publiques », a-t-il estimé. Il a toutefois exprimé une réserve, regrettant que « l’agriculture et l’élevage n’aient pas été pleinement intégrés dans un même département ».
Pour le professeur Barry, cette nouvelle structuration s’inscrit clairement dans la vision exprimée par le chef de l’État lors de son discours d’investiture. « L’architecture du gouvernement est en adéquation avec les engagements présidentiels. Les ajustements opérés et la création de certains ministères peuvent, dans un cadre normal, favoriser la promotion des jeunes et des femmes », a-t-il analysé.
Au terme de son intervention, Amadou Bano Barry a attribué une appréciation élevée à cette réforme. « Si je devais évaluer cette organisation, je lui donnerais 9 sur 10, avec comme principal axe d’amélioration la question de l’agriculture et de l’élevage », a-t-il conclu.
Fatima Bah pour Bantignel.com


