La situation survenue récemment à la Maison centrale de Conakry continue de susciter des réactions. À l’origine des interrogations : des détonations entendues aux abords de l’établissement pénitentiaire et le transfèrement d’Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, vers la prison civile de Coyah.
Face à la presse ce vendredi, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a confirmé l’information tout en cherchant à rassurer l’opinion. Selon lui, le détenu a été déplacé dans le strict respect des procédures en vigueur et son intégrité physique n’a pas été mise en cause.
« Le transfèrement de M. Toumba Diakité a été effectué. Il n’a subi aucune atteinte à son intégrité. Il est essentiel de dissiper les inquiétudes qui circulent », a-t-il déclaré.
Les bruits de tirs rapportés par des riverains ont alimenté rumeurs et spéculations. Le porte-parole a reconnu que des tensions avaient accompagné une opération de contrôle au sein de la prison, rappelant que les fouilles constituent des pratiques régulières destinées à prévenir l’introduction d’objets interdits.
« Les établissements pénitentiaires font régulièrement l’objet de fouilles pour des raisons de sécurité. Ces opérations peuvent parfois se dérouler dans un climat tendu, mais elles visent à préserver l’ordre », a-t-il expliqué.
Dans un contexte marqué par une forte sensibilité autour de ce détenu emblématique, l’exécutif promet davantage de transparence. Une enquête a été engagée afin d’établir précisément les circonstances des incidents.

« Les instructions sont claires : toute la lumière sera faite et une communication officielle interviendra après les investigations », a assuré le ministre.
En attendant les conclusions des services compétents, le gouvernement appelle à la retenue et insiste sur sa volonté de garantir à la fois la sécurité des infrastructures pénitentiaires et le respect des droits des personnes détenues.
Fatima Bah


