Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a apporté des précisions sur la question du financement des élections. Revenant sur le récent référendum constitutionnel, il a rappelé que le scrutin avait été organisé exclusivement sur fonds propres de l’État, sans appui extérieur.
Pour lui, cette orientation traduit une volonté claire de préserver l’indépendance nationale en matière de gouvernance électorale.
« La Guinée s’est engagée dans une logique exigeante d’affirmation de sa souveraineté. Les consultations ont été financées par le budget national et nous entendons maintenir cette dynamique », a-t-il affirmé, insistant sur la discipline budgétaire et la capacité du pays à mobiliser ses ressources internes.

Évoquant les quatre dernières années marquées par des difficultés, dont l’explosion du dépôt de carburant de Kaloum, Bah Oury a souligné la résilience de l’économie guinéenne. Selon lui, le pays a enregistré des performances notables, avec des taux de croissance estimés entre 6 et 7 %, et se dirige vers de nouveaux résultats positifs.
Dans ce contexte de transition, où l’appui international demeure limité, le chef du gouvernement a mis en avant le projet minier Simandou comme symbole de cette dynamique économique.
« Nous poursuivrons avec une détermination accrue, forts d’une légitimité solide, afin de transformer l’économie nationale, répondre aux attentes sociales et garantir le respect strict des règles institutionnelles », a conclu le Premier ministre.
Fatima Bah Pour Bantignel.com


