4 mars 2026
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HAC : Boubacar Yacine Diallo accuse certains journalistes de travestir la vérité

Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a rompu le silence sur ce qu’il considère comme une injustice récurrente à l’encontre de l’institution qu’il dirige. Dans un entretien accordé à Kaback TV, il a dénoncé le comportement de certains journalistes qui, selon lui, passent sous silence le rôle déterminant joué par la HAC lorsqu’ils se retrouvent en difficulté.

Sans détour, il pointe ce qu’il qualifie d’un manque de reconnaissance et de sincérité. « Je regrette que quand nous réglons les problèmes des journalistes, ils ne communiquent pas », a-t-il déclaré, estimant que cette attitude alimente l’image négative d’une HAC présentée comme répressive, alors qu’elle intervient souvent en coulisses pour apaiser les tensions.

Pour illustrer ses propos, Boubacar Yacine Diallo est revenu sur un incident survenu à Manéah. Un journaliste avait été interpellé à Coyah après s’être rendu dans une zone formellement interdite à la suite d’un éboulement. Alerté tard dans la soirée, le président de la HAC explique avoir aussitôt mobilisé ses contacts institutionnels. « J’ai été informé vers 22 heures. J’ai appelé le directeur de la DIRPA, Toumani, qui n’a pas dormi jusqu’à une heure du matin pour négocier sa libération », a-t-il relaté. Les échanges avec la gendarmerie et le procureur auraient permis la libération du journaliste dès l’aube.

Cependant, à sa grande surprise, le mérite de cette intervention a été publiquement revendiqué par une organisation syndicale, sans réaction du principal concerné. « Le journaliste n’a pas eu l’honnêteté de dire la vérité », regrette-t-il, ajoutant que sans l’implication de la HAC, l’affaire aurait pu être portée devant les tribunaux.

Le président de l’organe de régulation cite également le cas d’un autre journaliste poursuivi pour diffamation et placé à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ).

Là encore, il affirme être intervenu personnellement pour obtenir sa libération. « Je suis allé le sortir de l’endroit où il avait passé la nuit avec des malfrats. Nous l’avons libéré, et une fois rentré chez lui, il écrit : “vive la liberté” », raconte-t-il, déplorant l’absence de reconnaissance du rôle joué par la HAC.

Face aux critiques répétées visant l’institution, Boubacar Yacine Diallo assure ne pas rechercher de gratitude personnelle. Il dit toutefois se sentir obligé de rétablir les faits. « On nous présente comme des oppresseurs, alors que nous réglons leurs problèmes au quotidien », affirme-t-il, estimant que ces silences volontaires faussent le débat public sur la liberté de la presse et le rôle réel de la HAC.

Fatima Bah pour Bantignel.com

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