Le discours de Mamadi Doumbouya devant l’Assemblée générale des Nations Unies trouve un écho favorable auprès du Premier ministre Amadou Oury Bah. Dans une réaction publiée après cette intervention, le chef du gouvernement retient surtout l’idée d’une Afrique appelée à compter davantage sur ses propres capacités.
À ses yeux, la prise de parole du président guinéen dépasse le cadre de la tribune new-yorkaise. Elle pose, selon lui, la question de la responsabilité des Africains face aux réalités de leur continent et à leur avenir.
Amadou Oury Bah estime ainsi que les difficultés rencontrées ne doivent pas être considérées comme une condamnation à l’échec. Il invite plutôt à changer de regard, à agir sur les problèmes et à miser sur les ressources humaines et les énergies disponibles.

Dans cette lecture, l’espoir ne suffit toutefois pas. Le Premier ministre associe le changement à des efforts concrets : persévérance, discipline, sacrifices et capacité à travailler ensemble.
Son commentaire revient finalement à une idée simple : pour transformer les ambitions en résultats, l’Afrique doit croire davantage en ses possibilités, mais surtout passer de la volonté à l’action.
Fatima Bah