1 octobre 2026
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Viol en Guinée : Marie Gomez appelle à ne pas baisser la garde

La prévention peut-elle changer durablement la situation face aux violences sexuelles ? Pour la commissaire divisionnaire Marie Gomez, le travail mené auprès des populations commence à produire des effets. Elle l’a expliqué lors des activités liées à la célébration de la fête de l’Indépendance, en revenant sur les données enregistrées par les services de police.

Les chiffres disponibles ne suivent pas une trajectoire régulière. Après 204 cas recensés en 2017 et 116 en 2018, les services ont enregistré une forte remontée en 2019, avec 393 cas. La tendance s’est ensuite inversée : 374 cas en 2020, 306 en 2021, 281 en 2022 et 225 en 2024.

Pour les premiers mois de 2026, 15 cas ont été enregistrés entre janvier et le 31 mars, selon les données communiquées par la commissaire. Le bilan annuel n’est toutefois pas encore établi, les informations provenant des antennes régionales étant toujours collectées.

« De 2018 à maintenant, il y a une baisse », a affirmé Marie Gomez. Elle attribue notamment cette évolution aux efforts consacrés à la prévention et au travail réalisé avec les organisations de la société civile.

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Mais pour la responsable de l’OPROGEM, informer la population ne consiste pas seulement à rappeler l’existence de la loi. Il faut aussi la rendre compréhensible.

C’est pourquoi les agents se déplacent dans les différentes régions du pays pour échanger directement avec les populations. Une démarche qui passe notamment par l’utilisation des langues nationales.

« Pour une meilleure perception, il faut parler dans nos différentes langues nationales », a-t-elle expliqué, soulignant la nécessité de permettre à chacun de comprendre les actes interdits, les sanctions prévues et les démarches possibles en cas de violation.

Derrière ces campagnes, un autre message est porté : celui du recours à la justice. Marie Gomez encourage les victimes à signaler les faits et à saisir les services compétents.

« Elles doivent aller devant les services d’application de la loi porter plainte afin qu’elles soient rétablies dans leurs droits », a-t-elle insisté.

Pour la commissaire, chaque plainte compte dans ce combat. La prévention, la connaissance des droits et le signalement des faits constituent, à ses yeux, trois leviers essentiels pour mieux lutter contre les violences sexuelles en Guinée.

Fatima Bah

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