Malgré son incarcération à la maison centrale de Conakry depuis plusieurs mois, Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), affiche une sérénité assumée. Dans une publication récente sur sa page Facebook, il livre une réflexion personnelle empreinte de résilience et d’engagement.
Pour le leader politique, cette détention s’inscrit dans la continuité de son combat. Il affirme voir la prison non comme une rupture, mais comme une étape sur son chemin. « La maison centrale fait partie du territoire national, c’est donc aussi un passage dans mon itinéraire », écrit-il.
Aliou Bah se veut philosophe face à cette situation. Il estime que tant que son esprit et sa conscience demeurent libres, aucune prison ne saurait le réduire au silence. « Ma liberté intérieure reste intacte », souligne-t-il, rejetant l’idée que l’enfermement puisse éteindre ses convictions.

Plus encore, il dit tirer des enseignements de cette expérience difficile. Pour lui, la détention a été l’occasion de rencontres humaines précieuses : « Ici, j’ai croisé des personnes que je n’aurais peut-être jamais connues en étant libre. Nos chemins ne se seraient sans doute jamais croisés autrement. »
L’homme politique observe également que l’histoire regorge d’exemples où des leaders sont passés par la prison, que ce soit en début ou en fin de parcours. « Certains sont sortis d’ici pour diriger leur pays. D’autres, après avoir dirigé, y sont revenus », fait-il remarquer avec lucidité.
En conclusion, Aliou Bah accueille cette épreuve avec fatalisme et foi. « Je considère que ce moment faisait partie de mon chemin. Il fallait que je le vive. Alhamdoulilah », écrit-il.
Même derrière les barreaux, le président du MoDeL réaffirme son engagement politique, convaincu que ses idéaux ne s’arrêtent pas aux murs d’une cellule.
Fatima Bah Pour Bantignel.com