Après plusieurs années de silence sur la scène musicale, l’artiste-compositeur André Flamy Lélano a annoncé son retour lors d’un passage dans l’émission Africa2015 sur les ondes de Nostalgie. Il y a présenté son nouvel album, Renouveau, sorti le 13 juin dernier. Un projet musical marqué par un ton engagé, notamment à travers un titre spécialement consacré au mégaprojet minier de Simandou.
Dans cet extrait, André Flamy Lélano exprime sa vision du développement lié au projet Simandou, qu’il considère comme un tournant historique pour la Guinée :

« Depuis l’époque de Sékou Touré, on parle de Simandou, mais aucun régime n’a su l’aborder de manière réellement pragmatique. Aujourd’hui, ce projet, considéré comme le plus grand gisement de fer au monde, commence à prendre forme de façon concrète grâce aux autorités actuelles. »
Évoquant les récentes avancées — telles que le port de Moribaya, l’aéroport de Beyla, ou encore la voie ferrée prévue entre Beyla et Moribaya — l’artiste salue ce qu’il considère comme des signes tangibles de progrès. « Beaucoup étaient sceptiques, mais les choses évoluent. On sent une dynamique nouvelle et plus réaliste autour de Simandou. »
André Flamy souligne également la nuance entre projet et programme Simandou, insistant sur la nécessité d’une gestion visionnaire plutôt que d’un simple potentiel minier. « Les mines ne suffisent pas à développer un pays. Des exemples comme le Tchad, le Gabon ou encore le Congo, malgré leurs richesses en ressources naturelles, montrent que sans une bonne gestion et une vision claire, la pauvreté persiste. Ce qui fait la différence, c’est la gouvernance », affirme-t-il.
L’artiste dit placer beaucoup d’espoir dans la vision actuelle portée par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, évoquant notamment l’ambitieux programme Simandou 2040. Un horizon qu’il espère voir bénéficier à l’ensemble du peuple guinéen.
Avec Renouveau, André Flamy Lélano semble vouloir allier art et engagement, musique et message, marquant un retour aussi personnel que politique.
Fatima Bah