Après six mois de silence, l’activiste de la société civile Abdoul Sacko a pris la parole ce mardi 26 août 2025 sur RFI. En exil pour raisons médicales, le coordonnateur du Forum des forces sociales de Guinée est revenu sur son enlèvement et sa détention, au cours desquels il dit avoir subi torture et menaces de mort.
Sacko s’inquiète surtout du sort de plusieurs figures toujours portées disparues, dont Foniké Menguè, Billo Bah, le journaliste Marouane Camara et l’artiste Djely Mangan Kouyaté. « L’illusion du coup d’État pour plus de liberté s’est transformée en prison à ciel ouvert pour tous les Guinéens », a-t-il dénoncé.

Réagissant aux propos de Taliby Dabo, cadre du RPG Arc-en-ciel, qui a affirmé que certains disparus seraient encore en vie, l’activiste y voit un signal encourageant, mais invite à la prudence. « Ce n’est pas n’importe qui. On ne peut pas tenir de telles déclarations sans informations solides », a-t-il estimé.
Fatima Bah pour Bantignel.com