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Guinée : la mise en place tardive de l’ONASUR au cœur des critiques.

À trois jours du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025, la création de l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum (ONASUR) continue de susciter de vives réactions en Guinée. L’organe, institué par décret du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, dans la nuit du 17 au 18 septembre, est chargé d’assurer la transparence et la régularité du scrutin. Mais son installation tardive alimente scepticisme et contestations au sein de la classe politique.

Parmi les voix critiques figure Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement (PPC). Invité ce jeudi 18 septembre sur les ondes de Nostalgie-Guinée, dans l’émission Africa 2015, il a dénoncé le retard accusé dans la mise en place de l’institution. « Cette structure aurait dû voir le jour en même temps que la Direction générale des élections, conformément aux 35 résolutions issues du cadre de dialogue. À deux jours du scrutin, elle n’aura matériellement pas le temps d’accomplir sa mission de façon crédible », a-t-il regretté.

Pour le leader du PPC, cette précipitation fragilise la finalité même de l’ONASUR, censé renforcer la confiance des citoyens dans le processus référendaire. Il a également mis en cause le choix de Dr. Sékou Koureïssy Condé à la présidence de l’organe. Selon lui, la neutralité indispensable à une telle structure est compromise. « Dès lors qu’une personnalité s’est publiquement engagée pour le ‘Oui’, elle ne peut garantir une supervision impartiale d’un scrutin où ce choix est en jeu. Il fallait désigner une figure véritablement neutre », a-t-il insisté.

Fatima Bah

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