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Guinée : le PEDN dénonce le montant « excessif » de la caution pour la présidentielle.

La Direction Générale des Élections (DGE) a fixé à 900 millions de francs guinéens la caution exigée pour participer à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025. Une décision qui fait déjà réagir dans les milieux politiques, notamment au sein du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN).

Le porte-parole du parti dirigé par l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, Mohamed Cissé, a exprimé de vives réserves sur ce montant qu’il juge disproportionné, compte tenu du contexte économique national.

 « Ce niveau de caution est difficilement justifiable. En 2020, elle était de 800 millions de francs guinéens. La hausse actuelle intervient sans explication claire, dans un pays où les conditions économiques demeurent précaires », a-t-il déclaré.

Le PEDN s’interroge également sur l’augmentation du plafond des dépenses de campagne, passé de 20 milliards de GNF en 2020 à 40 milliards cette année. Un doublement qui soulève, selon le parti, des interrogations sur la transparence et l’équité du processus électoral.

« La commission avait proposé un plafond de 35 milliards. Pourquoi est-on finalement monté à 40 ? Le nombre de bureaux de vote a certes légèrement augmenté, mais cela ne peut, à lui seul, expliquer une telle flambée des coûts », souligne M. Cissé.

Pour le parti, ces hausses successives pourraient avoir pour effet de restreindre l’accès à la compétition électorale, en écartant les candidats ou formations disposant de moyens financiers limités.

« Il est légitime de se demander si ces montants n’ont pas pour objectif de filtrer les candidatures. Même si cela n’a pas été affirmé officiellement, la question mérite d’être posée », a-t-il ajouté.

Malgré ses critiques, le PEDN confirme sa volonté de participer à l’élection présidentielle, tout en appelant à une prise de conscience collective sur la nécessité de rendre le processus plus inclusif.

 « Nous serons candidats, quelles que soient les conditions. Mais il est indispensable que les décisions de la DGE tiennent compte du pouvoir d’achat des citoyens et de la réalité économique du pays. La démocratie ne doit pas devenir une affaire de riches », conclut le porte-parole.

Fatima Bah pour Bantignel.com

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