En Guinée, la pollution alimentaire s’impose de plus en plus comme une menace persistante pour la santé publique. Dans les marchés, en particulier ceux de Conakry, il n’est pas rare de retrouver des denrées périmées : boissons énergétiques, conserves expirées, produits laitiers altérés… Autant d’aliments impropres à la consommation qui circulent sans réel contrôle.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que, bien souvent, certains commerçants sont conscients de la nocivité de ces produits. Mais, guidés par le profit, ils les mettent tout de même en vente, exposant ainsi les consommateurs à des risques graves : intoxications alimentaires, maladies chroniques et parfois même des cas mortels.

Face à cette réalité, plusieurs questions interpellent :
Les services de contrôle disposent-ils réellement des moyens nécessaires pour accomplir leur mission ?
Le suivi des autorités sanitaires est-il à la hauteur des enjeux ?
Les citoyens sont-ils suffisamment sensibilisés pour reconnaître et éviter ces produits dangereux ?
En l’absence de mesures strictes et d’une application rigoureuse des règles, la population demeure vulnérable. La lutte contre la pollution alimentaire exige donc une mobilisation conjointe de l’État, des structures de contrôle et des consommateurs afin de préserver la santé publique.
Fatima Bah Pour Bantignel.com