Le projet de nouvelle Constitution, soumis au référendum du 21 septembre prochain, continue de susciter des critiques au sein de la classe politique guinéenne. Parmi les dispositions qui alimentent la controverse figure la fixation d’une limite d’âge à 80 ans pour les candidats à la présidence, ainsi que l’obligation de résidence en Guinée.
Ces conditions écartent automatiquement plusieurs personnalités de l’opposition, dont l’ancien président Alpha Condé, Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo. Interrogé par France 24, le leader de l’UFDG y voit une volonté manifeste d’empêcher toute alternance crédible.

« Dès lors que la décision de maintenir Doumbouya au pouvoir était prise, il fallait écarter ceux qui pouvaient gagner », a déclaré Cellou Dalein Diallo.
L’opposant affirme également avoir été empêché de s’inscrire sur les listes électorales à Abidjan, malgré la présentation de tous les documents requis.
« Les instructions étaient claires : je ne devais pas être enrôlé », a-t-il dénoncé.
Fatima Bah pour Bantignel.com