Dans plusieurs pays africains tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana ou le Maroc, la jeunesse s’est affirmée comme un véritable moteur du développement. Elle innove, crée des entreprises, conçoit des solutions technologiques, et bâtit sa réussite sur le travail, la discipline et la foi en l’avenir de sa nation. Ces jeunes ont compris que la prospérité durable ne vient pas de la dépendance, mais de la compétence et de l’effort.
Au Sénégal, par exemple, l’État investit massivement dans le capital humain : un étudiant peut bénéficier d’un accompagnement académique et financier jusqu’au doctorat. Au Maroc, la méritocratie et la valorisation de l’excellence permettent aux meilleurs d’accéder à des opportunités concrètes, aussi bien au niveau national qu’international. Le Ghana, quant à lui, mise sur la formation technique et l’entrepreneuriat local comme leviers d’autonomie économique.

Face à ces modèles inspirants, la jeunesse guinéenne semble avoir pris un chemin inverse. Trop souvent, elle s’enferme dans la facilité de la démagogie, du clientélisme et de la dépendance politique. Au lieu d’exiger des réformes structurelles, d’investir dans l’éducation, la formation professionnelle ou l’innovation, elle cherche des « parrains », des « grands », pensant que le salut viendra d’un individu plutôt que d’un effort collectif.
Cette logique est destructrice. Pendant que d’autres nations valorisent leurs petites et moyennes entreprises (PME) et en font le socle de leur économie, la Guinée confie encore une grande partie de ses marchés publics à des entreprises étrangères. Le tissu économique local reste ainsi marginalisé, incapable de créer des emplois durables ni de renforcer la souveraineté économique du pays.
Il devient urgent d’opérer un sursaut collectif.
La jeunesse guinéenne doit être sensibilisée, éduquée et structurée pour comprendre que son avenir dépend de sa capacité à :
-S’instruire et se former pour répondre aux besoins réels du marché du travail ;
-Créer et innover, au lieu d’attendre ;
-Revendiquer des politiques publiques inclusives axées sur l’éducation, la santé, l’emploi et la bonne gouvernance ;
-Exiger le mérite comme seul critère d’accès aux opportunités économiques et sociales.
La renaissance guinéenne ne viendra pas d’un homme providentiel, mais d’une génération consciente, compétente et courageuse, qui choisit le travail plutôt que la complaisance, la solidarité plutôt que la division, et le mérite plutôt que la manipulation.
Bella BAH
Entrepreneur /coach/Activiste très indépendant