À l’occasion d’une conférence scientifique organisée à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry (UGLC-SC), le Premier ministre a appelé à une implication accrue des institutions universitaires dans les grandes réflexions stratégiques et le processus de transformation de la Guinée.
La rencontre, tenue dans l’Amphithéâtre Djibril Tamsir Niane de l’université, portait sur le thème : « L’Afrique au cœur des recompositions politiques contemporaines : souveraineté, sécurité collective et trajectoires de développement ». Elle a été co-organisée par l’École doctorale de l’université et l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) de Paris.
Prenant la parole devant les enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants, le chef du gouvernement a salué un cadre d’échanges qu’il juge essentiel pour penser l’avenir du continent et celui de la Guinée.
« Nos universités doivent être au cœur des grands débats stratégiques qui façonnent l’avenir de nos nations. L’Université n’est pas seulement un lieu de transmission du savoir, elle constitue aussi un véritable laboratoire de réflexion sur la société et un moteur de transformation nationale », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités des établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Selon lui, soutenir les enseignants et valoriser la recherche scientifique constitue un axe majeur pour faire du capital humain un levier de puissance et de développement pour la Guinée, notamment en Afrique de l’Ouest.
Dans son intervention, il a aussi souligné la dimension symbolique de sa présence à l’université. Porter la toge académique de l’UGLC-SC, a-t-il indiqué, représente « un honneur et un symbole fort » dans le contexte actuel de refondation nationale engagée depuis le Coup d’État du 5 septembre 2021 en Guinée.
Pour lui, dans cette dynamique de renouveau, l’Université doit redevenir une véritable force de proposition, un espace de débat démocratique et un acteur central de la renaissance intellectuelle et scientifique du pays.
À travers cette conférence, les organisateurs entendent renforcer le dialogue entre le monde universitaire et les décideurs publics autour des grands enjeux géopolitiques, sécuritaires et de développement auxquels l’Afrique est aujourd’hui confrontée.
Fatima Bah